Elle entre dès l’âge de treize ans au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris, et se forme durant deux années à la pratique de la danse classique et contemporaine. Ses rencontres avec des enseignantes telles que Catherine Vesque ou Priscilla Danton lui permettent de découvrir et d’approfondir l’univers et la gestuelle de chorégraphes tels que Dominique Bagouet ou Alwin Nicolais. En 2009 elle intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. Au cours de cette formation très complète, elle se sent particulièrement sensible aux répertoires de Pina Bausch et d’Anne Teresa de Keersmaeker, mais aussi à l’analyse du mouvement dansé auprès d’Odile Rouquet, et à la découverte de la notation chorégraphique. Durant ces cinq années, des rencontres fondatrices se feront, comme celles avec Nathalie Pubellier ou Cristiana Morganti. C’est à travers leur travail que Lilou se sentira en totale adéquation. Elle trouvera du sens dans leur démarche artistique, à travers la recherche de sensation, de saveur, plus que dans l’esthétisme ou la forme, et sera véritablement guidée par cette découverte. Cette pratique lui donnera immédiatement les clefs et l’envie de composer. En parallèle à ses années au Conservatoire, Lilou ne cessera de favoriser des rencontres humaines avec la danse comme bagage et comme moyen de communication. Elle donnera ainsi des stages pour la FOL (Fédération des Oeuvres Laïques) d’Ardèche, des classes artistiques et des ateliers, particulièrement auprès de milieux sociaux en difficulté. Elle s’investira très régulièrement au sein de la maison de retraite de Lilas à Paris. Son engagement si fort sur le terrain, alors qu’elle est encore étudiante, révèle une nécessité de porter la danse comme un langage et une valeur intensément humaine. Elle choisit naturellement d’aller à la rencontre des publics qui n’ont pas ou plus accès à la culture, dans une démarche de partage et d’ouverture. Lilou accompagnera aussi de futurs danseurs pour leur examen d’entrée au conservatoire, désireuse de transmettre son expérience et son soutien. Très fraîchement diplômée, elle est engagée en 2015 par Jean-Claude Gallotta au Centre Chorégraphique National de Grenoble. Elle fera alors partie de toutes ses créations ou reprises et poursuit encore aujourd’hui sa collaboration auprès du chorégraphe. Sur cette même période elle participe à d’autres projets tels que la célébration du centenaire de la collaboration franco-américaine, à bord du navire Queen Mary 2. Lors de cet événement qui se déroule entre Saint-Nazaire et New-York, elle est chorégraphe et interprète en étroite collaboration avec le musicien Paul Lay. Son insatiable curiosité, et son besoin d’apprendre incessamment pousseront Lilou à suivre, durant le confinement, une formation sur les métiers de la mode et de la couture, obtenant ainsi un diplôme de styliste-modéliste. En 2021, Lilou rejoint aussi Sanou Salia auprès de sa compagnie Mouvements Perpétuels, pour la création de la pièce D’un rêve jouée au Festival Montpellier Danse, et dont les tournées se poursuivent sur la saison 21-22. Cette même année, Lilou devient chorégraphe associée de la Compagnie Frøntières avec Agnès Canova.